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mercredi, janvier 7 2009

Gravatar de UbuntuFrBonne année de la part de l'équipe d'ubuntu-fr! via UbuntuFr

Toute l'équipe d'ubuntu-fr se joint à moi pour vous souhaiter une bonne et heureuse année 2009 !

Pleins de bonnes choses sont dans les cartons pour cette nouvelle année aussi bien au niveau de la distribution elle-même que du site ubuntu-fr, avec des projets pour impliquer plus de personnes dans la communauté, une mise en page et présentation du site plus dynamique, pleins d'évènements où nous serons présents, des ubuntu party encore plus réussies... bref, que du bon, nous l'espérons !

PS : et nous avons réussi à éviter cette année l'horrible sapin de noël sur le forum de Yann2, et si ça, c'est pas une bonne nouvelle... \o/

Gravatar de GenerationLinuxSuperswitcher et l'utilisation intensive des espaces de travail via Génération Linux

Il y a longtemps qu'ils vous font de l'oeil et pourtant vous n'en avez toujours pas cerné l'utilité. Non, les espaces de travail ne servent pas seulement à produire un cube pour épater la galerie. En voici un exemple d'utilisation assez intensif porté par l'excellent Superswitcher.

Superswitcher en action

I - Introduction

S'il est bien un outil puissant pour lequel je me suis toujours dis : "C'est vraiment génial, ça va révolutionner ma vie ! " ou encore "Allez, pense à les utiliser..." et finalement "Hum, au lieu de tout réduire tu aurais quand même pu en changer...", ce sont bien évidemment les ... espaces de travail. Il est vrai que leur utilisation demande au départ un minimum de bonne volonté, mais croyez-moi, le jeu en vaut vraiment la chandelle. Parce que finalement maintenant que la mise en veille marche bien (chez moi au moins), je ne redémarre plus mon PC et je me dis que beaucoup d'applications très légères que j'utilise en permanence pourraient rester ouvertes mais qu'un peu d'ordre s'impose alors.

On commence par : un pour Internet, un pour les mails, un pour les films et on se dit qu'un pour la musique et un pour développer ou travailler pourraient aussi être utiles. Et finalement on commence à y voir plus clair.





Un peu d'ordre n'a jamais fait de mal...


II - Exemple d'utilisation

Voilà par exemple la disposition que j'ai adopté pour le moment :


DiversInternetProgrammationFichiers
TV - FilmsTravailMusiqueMails


C'est à dire 8 espaces de travail ! Et vous verrez que l'on trouve toujours à en ajouter.

Avec - à votre guise - d'ouvert :

Divers : Souvent rien mais un peu d'espace libre ne fait pas de mal
Internet : Epiphany
Programmation : Scite,Gnome-Terminal
Fichiers : PCManF
TV - Films : La TNT via SMplayer
Travail : ...
Musique : Rhythmbox
Mails : Claws-mail + Epiphany (Gmail)

L'avantage est que chaque espace possède peu de fenêtres - normalement - et qu'il devient alors très rapide avec les bons outils de naviguer entre elles.

III - Création et renommage des espaces

Sous Gnome :

Clic-droit sur l'applet Sélecteur d'espaces de travail>Propriétés. D'ici vous pouvez contrôler le nombre et le nom des différents espaces de travail.

Sous Openbox :

Clic-droit sur le bureau ObConf>Bureaux fera le même effet.

Après libre à vous d'organiser leur agencement.

IV - Superswitcher, pour une navigation intelligente

Comme vous pourrez le constater Alt+Tab ne permet d'agir que sur les fenêtres de l'espace de travail selectionné.

Pour naviguer entre les espaces de travail il vous faut utiliser

  • Ctrl+Alt+Gauche
  • Ctrl+Alt+Droite
  • Ctrl+Alt+Haut
  • Ctrl+Alt+Bas

Si vous remplacez Ctrl par Shift vous déplacerez la fenêtre active entre les différents espaces.

Et sur Openbox le raccourci Alt + Roulette souris vous permet aussi cette navigation.

En glissant les fenêtres sur le bord de votre écran vous pourrez aussi les faire basculer entre les différents espaces.

Seulement il vous est alors impossible de déplacer rapidement des fenêtres entre les différents espaces et même de naviguer rapidement et précisement ; c'est là qu'intervient Superswitcher.

Il est développé par Nigel Tao.

Pour l'installer : (paquets non-officiels à installer à vos risques et périls)

32-bits : http://superswitcher.googlecode.com/files/superswitcher_0.6_i386.deb
64-bits : http://superswitcher.googlecode.com/files/superswitcher_0.6_amd64.deb
Sources : http://superswitcher.googlecode.com/files/superswitcher-0.6.tar.gz


Une fois installé, il suffit de le lancer :

superswitcher

dans un terminal comme d'habitude.

Et là comme vous l'aurez deviné il suffit d'appuyer sur la touche Super (Win) pour voir apparaitre le tableau de Superswitcher (cliquez pour zoomer).



Important :  Il faut maintenir la touche Super pour effectuer n'importe quelle action.

On voit ici clairement les 8 espaces de travail ainsi que leurs fenêtres respectives. Les boutons + et - servent à insérer/enlever rapidement un espace de travail.


A la souris :
  • Clic sur F(i) permet de se déplacer sur l'espace choisi
  • Clic sur une fenêtre permet d'atteindre cette fenêtre sur l'espace d'origine
  • Glisser/Déposer sur une fenêtre permet de la poser sur l'espace choisi

Au clavier :
  • Haut et bas permettent de se déplacer entre les fenêtres d'un espace
  • Gauche et droite permettent de se déplacer entre les espaces
  • Echap permet de fermer la fenêtre
  • Inser/Delete permettent d'ajouter/supprimer un espace
  • F1,F2,...F(i) permettent d'atteindre l'espace i

Vous pouvez même taper un mot qui se trouve sur une fenêtre et appuyer sur Entrée pour atteindre le(s) résultat(s).

Si vous êtes satisfait il ne vous reste plus qu'à ajouter Superswitcher au démarrage de votre session. (Système > Préférences > Sessions. Onglet "programmes au démarrage" pour Gnome, dans le fichier "~/.config/openbox/autostart.sh" pour Openbox).

Sachez enfin que Compiz-Fusion fournit aussi de très bons outils de navigation dans les espaces de travail.

V - Conclusion

Et voilà comment j'ai su apprivoiser les espaces de travail. Ce n'est surement qu'une partie infime des possibilités qu'ils offrent mais c'est là la magie de Linux : toujours de merveilleuses petites améliorations que l'on découvre et qui éclaboussent votre expérience d'utilisateur.



Gravatar de KagouUbOUNtou via Kagou

France J'ai reçu mon nouveau jouet ;)

Grande Bretagne I got my new toy

Logitech QuickCam VIsion Pro
QuickCam_Vision_Pro.jpg

How to pronounce Ubuntu by Noa ->test video ! ;)

mardi, janvier 6 2009

Gravatar de CreaoneInstallation du navigateur Arora sur Ubuntu 8.04 via Creaone

Suite à la lecture du blog de eMerzh je livre ici la méthode pour installer Arora (basé sur le moteur webkit) pour Ubuntu Hardy Heron

Attention, les manipulations indiquées dans l'article et les liens mentionnés peuvent compromettre la stabilité de votre système, je décline toutes responsabilités. Les paquets présentés ci-dessous ne sont pas officiels !

  1. Editer le fichier sudo gedit /etc/apt/sources.list
  2. Ajouter à la fin du fichier si besoin : deb http://fr.archive.ubuntu.com/ubuntu hardy-backports main universe
  3. Mettre à jour ses dépôts sudo apt-get update
  4. Télécharger Arora.deb (435k) depuis Google Code
  5. Installer Arore en ligne de commande : sudo dpkg -i arora_0.4-0sikon1_i386.deb , ou via l'interface graphique par double clic.

Gravatar de CreaoneSymfony 1.2 sous Ubuntu via Creaone

JobeetSuite à la parution des tutoriaux "Jobeet", je me permets de rédiger un court article vous permettant d'installer le framework Symfony en 10 minutes sur Ubuntu. Pour les curieux, Symfony est un framework MVC libre écrit en PHP 5. En tant que framework, il facilite et accélère le développement de sites et d'applications Internet et Intranet à conditon bien sûr d'assimiler quelques concepts.

Installation des paquets LAMP

sudo apt-get install apache2 apache2-doc mysql-server php5 libapache2-mod-php5 php5-mysql phpmyadmin php5-xsl php5-cli, php-pear

Quelques détails sur la documentation LAMP d'ubuntu. Afin de bénéficier des commandes internes de Symfony telles que la création d'un schema.xml à partir de fichier yml, php5-xsl semble être indispensable.

Vérifier votre version de php

php -V doit vous retourner une version >= 5.0

Télécharger et installer Symfony 1.2 via Pear

  • sudo pear channel-discover pear.symfony-project.com
  • sudo pear install symfony/symfony-1.2.1

Vérifier la version de Symfony

symfony -V doit retourner 1.2

Créer l'application

  • sudo mkdir /var/www/jobeet
  • cd /var/www/
  • sudo chmod 777 jobeet/
  • symfony generate:project jobeet
  • symfony generate:app escaping-strategy=on csrf-secret=UniqueSecret frontend

Configurer votre serveur

sudo gedit /etc/apache2/httpd.conf

Copier-coller ceci :

# Be sure to only have this line once in your configuration
NameVirtualHost 127.0.0.1:8080

# This is the configuration for Jobeet
Listen 127.0.0.1:8080

<VirtualHost 127.0.0.1:8080>
DocumentRoot "/var/www/jobeet/web"
DirectoryIndex index.php
<Directory "/var/www/jobeet/web">
AllowOverride All
Allow from All
</Directory>

Alias /sf /usr/share/php/data/symfony/web/sf
<Directory "/usr/share/php/data/symfony/web/sf">
AllowOverride All
Allow from All
</Directory>
</VirtualHost>

Redémarrer votre serveur via sudo /etc/init.d/apache2 restart

Tester l'application

Dans votre navigateur préféré taper : http://localhost:8080/

Gravatar de RespawnerEasy Peasy 1.0 via Respawner

Easy Peasy 1.0, anciennement Ubuntu eee, est sortie il y a peu de temps. Préparez-vous à mettre à jour vos EeePc. Vous pouvez dès maintenant vous rendre sur le site web pour télécharger. Pour l'installer, vous aurez besoin d'une clé USB d'au moins 1 Go. Pensez à faire un tour sur la documentation pour avoir encore plus d'astuces. Cette distribution basé sur Ubuntu Intrepid Ibex se veut par définition idéal pour les netbooks de chez Asus. Vous aurez ainsi une machine fonctionnelle tout de suite après installation. Il existe d'autres solutions et vous pouvez également paramétrer votre propre Ubuntu. Easy Peasy utilise entre autre un kernel optimisé pour EeePc. Les développements futurs devraient apporter une compatibilité avec d'autres netbooks comme ceux de MSI, Acer, etc...

Gravatar de Asher256Ne gueulez pas contre Linux quand votre matériel n'est pas compatible ! via Asher256

Aymen, un de mes amis, a installé Ubuntu GNU/Linux récemment dans son ordinateur ! Il a beaucoup aimé le système, mais hier, il me dit : « tu sais Achraf, Linux est super, mais il n'a pas détecté l'accélération 3D de ma carte graphique. Pourtant, j'ai tout essayé. Linux n'est finalement pas aussi parfait que ce que je croyais. Dans mon Windows XP, tout marche bien, du premier coup. Même chose dans Mac OS X Je crois ».

GNU/Linux : Matériel Compatible ?

Cela m'a fait réfléchir...

J'aimerais, à travers cet article, mettre les points sur les i et vous montrer l'attitude à avoir avec GNU/Linux dans ces cas et les pièges à éviter pour que votre matériel soit pleinement détecté. Je sais que c'est tentant de pester contre GNU/Linux à la première occasion, les rares fois où il ne supporte pas pleinement notre matériel. C'est normal, on vous a dit tellement de bien sur ce système  d'exploitation Libre et "Puissant", n'est-ce pas ?

Les constructeurs ne font pas de pilotes pour Linux :-(

Je vous rassure tout de suite. Dans la majorité des cas, tout est bien détecté et configuré par GNU/Linux. Quand ce n'est pas le cas, cela vient principalement des constructeurs de matériel informatique, qui mettent sur le marché leurs produits en ne faisant des pilotes que pour Microsoft Windows et Mac OS X  (car « Linux n'a pas encore suffisamment de parts de marché pour qu'on s'en préoccupe » disent-ils).

La communauté fait un excellent travail pour développer des pilotes pour Linux !

Les développeurs (parfois bénévoles) de GNU/Linux travaillent dur pour rendre compatibles tous ces matériels, en développant des pilotes, parfois sans avoir les spécifications sous la main (car, en plus de ne pas faire de pilotes, certains constructeurs ne disent même pas comment leur matériel fonctionne ! Les développeurs sont obligés dans ce cas de deviner comment fonctionne le matériel par plusieurs méthodes de rétro-ingénierie). Le minimum qu'on peut faire pour remercier ces développeurs de pilotes est de faire des efforts et être un peu plus tolérants, surtout que leur travail est excellent ! Testez un Live CD d'Ubuntu par exemple sur 10 ordinateurs différents et constatez le résultat !

Fausse idée : les systèmes comme Windows ou Mac OS X ne sont pas plus compatibles avec le matériel...

Il n'y a même pas quelques jours, un fanatique Mac OS X me disait « j'adore Mac OS X car le matériel est hyper bien géré, pas comme ton Linux, où tu dois à chaque fois installer des pilotes avec des lignes de commande ». Que ce soit sous Microsoft Windows ou Mac OS X, les pilotes ne tombent pas du ciel, c'est toujours les constructeurs qui les font pour Microsoft et Apple. Essayez d'installer Windows sur une machine, sans installer les pilotes qu'on vous donne dans des CDs externes et regardez le résultat ! De même, essayez d'installer Mac OS X dans un ordinateur autre que celui d'Apple pour voir s'il va achever l'installation ou booter !

L'attitude à avoir est simple, si vous souhaitez utiliser le système Libre et Gratuit GNU/Linux...

  • Soyez tolérant et curieux : au lieu de pester au moindre petit souci, cherchez la solution, vous apprendrez beaucoup de choses !
  • La prévention vaut mieux que la guérison : vous avez craqué pour une carte graphique ? Cherchez sur Internet pour voir si elle est pleinement compatible avec votre système GNU/Linux avant de l'acheter (il y a plein de sites, comme Hardware Compatibility List d'Ubuntu, HCL de SuSE, HCL de Fedora, etc. regardez aussi les liens en bas). Cela vous fera gagner du temps et de l'argent. Mieux encore, testez avant d'acheter ! Par exemple, avant d'acheter un ordinateur portable, demandez au vendeur de booter avec le Live CD Linux de votre choix pour que vous puissiez tester si tout est bien détecté avant l'achat.
  • Faites des sacrifices : je suis conscient que "faire des sacrifices" n'est pas à la portée de tout le monde, mais si vous pouvez le faire, n'hésitez pas ! Cela pourrait vous faire gagner tellement de temps... Cela me rappelle quand j'avais acheté mon ordinateur de bureau. Ma carte son et l'accélération 3D n'étaient pas détectées :-( . Qu'ais-je fait à votre avis ? J'ai installé Windows ? J'ai gueulé ? Non. Je me suis dirigé au magasin du coin et j'ai acheté une carte son à 100 DH (environ 10€) et une carte graphique NVidia Geforce parfaitement compatible à 800 DH (environ 80€). Cela a résolu mon souci en moins d'une heure. J'ai regardé plein de films sans ralentissement et avec du son :-) puis j'ai joué à plein de jeux, comme Quake 4 ou Doom 3, avec d'excellentes performances 3D  !

Avant de finir, quelques liens en relation avec le sujet :

Gravatar de KagouPourquoi le Libre et pourquoi Ubuntu ? via Kagou

J'ai voulu ce billet afin de mettre à plat les raisons qui me font utiliser un système libre et plus particulièrement Ubuntu.

Historique

J'ai la chance d'avoir connu les début de l'informatique. Sans verser dans la nostalgie, la meilleure période a été pour moi celle de l'Amiga 500. En mettant de coté la mise en place d'un système de piratage à l'échelle mondiale pour les jeux sur cette plateforme, il y avait une communauté en pleine émergence. La communauté des ''demomakers''. Une bande de jeunes n'hésitant pas à traverser les pays afin de se réunir pour concourir à celui qui aura fait la plus belle image, la plus belle musique, la plus belle démo. Le tout rivalisant de prouesses et de talents ! On partageait les trucs, les astuces, on tirait le maximum de sa machine. On faisait des choses que même les concepteurs des bécanes ne croyaient pas possible ! L'ordinateur était pleinement à nous.

De nos jours

Si je regarde la majorité des personnes sous Windows ou Mac, je ne peux que constater qu'ils arrivent à peine à maitriser leurs logiciels quotidiens (courrier/navigateur etc.), alors le système d'exploitation n'en parlons pas. C'est pourtant ce dernier qui leur impose les logiciels, mais ils n'en sont même pas conscient. Combien de fois ais je du expliquer que ce logiciel bien précis par exemple ne tourne que sous Mac et pas chez eux ? Et comment expliquer simplement à un profane ce qu'est un système d'exploitation ?

Les choses sont ainsi faites que leur ordinateur était vendu tout équipé alors que la vente liée est interdite en France. Combien avez vous payé de force les logiciels qui étaient installés sur votre ordinateur ? Combien avez vous réellement payé votre licence Windows et votre Word/Works/Outlook ou autre ? Combien auriez vous pu économiser en utilisant des logiciels libres ?

Quelques prix issus de chez amazon :

  • Windows OEM : dans les 100€
  • Le pack office famille : dans les 100 €
  • Un antivirus avec 1 an d'abonnement : 40€
  • Un jeu : 30 €

Cela fait réfléchir non ? ;)

Première phase : le Libre

C'est mon ordinateur, je veux pouvoir en faire ce que je veux ! Mesdames et Messieurs, si vous utilisez Windows, relisez la licence que vous avez si rapidement acceptée lors du tout premier lancement de votre cher PC. Pour vous je vais la résumer à ma façon : vous n'avez pas le droit de faire ce que vous voulez ! Pire encore, vous êtes surveillés et gare à vous si vous vous écartez du chemin. Au mieux on vous fera des rappels incessants, au pire on bloquera votre PC. Je ne plaisante pas, c'est comme cela avec Windows.

Deuxième exemple : Je n'arrive pas à ouvrir mon fichier works chez un collègue qui est sous Excel. J'ai utilisé un logiciel particulier pour tenir mes comptes mais je veux en changer par un autre plus mieux encore, problème : il ne peut rien récupérer. Le souci est dans les formats propriétaires de vos données. Vous n'êtes pas entièrement propriétaire de vos propres données. Vous dépendez du logiciel payant que vous avez utilisé. C'est quand même plus qu'embêtant ça non ? La solution : utiliser un format de données libre dit également ouvert.

La seule solution pour moi, pour ma liberté, pour recouvrir l'entière propriété de mon ordinateur et de mes données est évidemment d'utiliser un système libre, avec des logiciels libres, qui eux mêmes utilisent des formats ouverts.

Cerise sur le gâteau, comme je ne suis pas le seul à penser ça, et que beaucoup de gens talentueux partagent ce point de vue, et comme les systèmes libres ont un mode de développement ouvert à tous, au final les systèmes libres sont d'excellente qualité.

Deuxième phase : Ubuntu

Parmi les différents systèmes d'exploitation existant un seul a été fait pour moi. Il s'installe tout seul et rapidement, l'interface graphique est claire et simple tout en étant puissante, il est pensé utilisateur mais permet de facilement accéder à ses entrailles pour le technicien qui sommeille en moi. Tout y est fait pour que je me sente bien et que j'ai du répondant sous le clavier. Mon PC m'obéit au doigt et à l'œil et le monde par Internet est à un click. Ce système c'est Ubuntu, Il me correspond et c'est pourquoi je m'implique dans sa communauté afin d'améliorer du mieux que je peux ce qui peut l'être.

Ma tendre a qui j'ai fait découvrir l'informatique sur le tard a désormais son portable (MSI WIND U100) sous Ubuntu et elle frime un maximum avec ses tableaux, ses mails, son logiciel de tchatche ;) Ma mère réfractaire un maximum à l'ordinateur, tourne sous Ubuntu et ne m'appelle jamais pour un problème (elle va également avoir un MSI WIND U100 pour son anniv ;) ) , contrairement à mon père enfermé qu'il est dans ses choix de logiciels et de matériels sous Windows et pour lequel je dois bibouiller/débloquer de temps en temps son portable. Mon plus grand fils (5 ans) s'amuse en utilisant des logiciels éducatifs sous Ubuntu. J'ai laissé belle maman sous Windows mais depuis cette année (vive la retraite) ce n'est plus qu'une question de temps avant la bascule :)

Tout ça, l'ensemble de ces logiciels, de ces systèmes d'exploitations installés légalement pour un montant de : 0 € et chez vous ?

Conclusion

Je continue à utiliser du système et du logiciel propriétaire/privatif dans mon entreprise. Je sais donc comparer les 2 mondes et je sais reconnaitre la qualité des logiciels payants. J'utilise même des logiciels propriétaires sous Ubuntu comme turboprint (support complet de mon imprimante) ainsi que bibble (pour développer mes photos). Mais il est hors de question pour moi de re-basculer sous Windows. Ubuntu j'y suis bien, j'y suis libre.

Gravatar de eMerzhArora..un navigateur en devenir via eMerzh

En me promenant sur la toile, j'ai découvert un nouveau navigateur: Arora . Basé sur webkit, le moteur de safari, google chrome, etc... et sur Qt il annonce un code assez réduit et des performances intéressantes tout en étant multiplateforme. Il fonctionne donc sous windows/osX/freebsd/linux et embedded linux.

Profitant de sa disponibilité dans les dépôts ubuntu, je me suis décidé à un petit test.

Installation

Comme évoqué plus haut, pour l'installation, rien de plus simple,.... juste un petit :

sudo aptitude install arora

et c'est parti!

Premières impressions

arora.png

Le navigateur se lance plutôt rapidement... L'interface est plutôt épurée et simple...on remarque directement l'absence de bouton renvoyant vers la page d'accueil.... Après quelques configurations mineures dans les préférences, (Édition>Préférence) me voici à la conquête de la toile....

Le navigateur parait INCROYABLEMENT rapide... à côté, firefox 3.0 ou konqueror sont des escargots sans nom!

J'ai noté quelques soucis avec flash ainsi qu'avec quelques sites plus ou moins important genre gmail, hotmail, ...

L'inspecteur

arora2.png

Arora intègre par défaut un inspecteur, sorte de firebug permettant de débugger une page web.

Pour l'activer, cochez la case dans Outils (tool) , "Activé l'inspecteur web".

Un design plutôt léché pour des fonctionnalités proches de firebug... (il n'est pas possible d'éditer à la volée les valeurs ou les propriétés css du document)

arora3.png

Fonctionnalités

Les fonctionnalités offertes par le navigateur sont pour l'instant plutôt maigre (pas de support des plugins netscape,...) .... bien que plusieurs évolutions soient planifiées pour les versions à venir comme les extensions,...

Arora se veut être un navigateur simple et rapide et on peut dire que le pari est plutôt réussi! je suis encore bluffé de la rapidité d'affichage....

Je resterai quand même sur mon firefox pour toutes ses fonctionnalités/extensions/raccourcis mais je garderai certainement un oeil sur le développement de ce projet!

Bonne continuation à eux et encore bravo!

Gravatar de GenerationLinuxUn émulateur Super Nintendo sous Linux : ZSNES via Génération Linux

Je continue ma série des émulateurs sous Linux. Après l'émulateur NES, j'ai décidé de vous présenter zsnes, l'émulateur pour ma deuxième console préférée : la Super Nintendo.


I. Présentation

ZSNES est sans aucun doute l'émulateur Super Nintendo le plus connu, le plus utilisé et probablement le plus complet.

Le projet ZSNES a été lancé le 2 avril 2001 et est actuellement compatible avec Linux, Windows, DOS et FreeBSD. La dernière version est la version 1.51 disponible depuis le 24 janvier 2007.

Cet émulateur est capable d'émuler tous les jeux snes existants (commerciaux ou non) et supporte très bien les manettes de jeux. Une autre fonctionnalité intéressante (une parmi tant d'autres) est qu'il est possible de jouer à un jeu en multijoueurs via un réseau (local ou Internet).

II. Installation

Concernant l'installation sous Ubuntu et ses dérivés, rien de plus simple, ZSNES étant dans les dépôts officiels, il vous suffit de taper cette commande dans votre terminal préféré (terminator par exemple) :

apt-get install zsnes

Pour les autres systèmes, rendez-vous sur la page de téléchargement du site officiel pour vous procurer les sources (ou l'exécutable pour Windows).

Une fois le logiciel installé, son icône se trouvera dans votre menu Jeux, il est également possible de le lancer avec un terminal via la commande zsnes.

III. Utilisation

Une fois le logiciel lancé, vous vous retrouverez sur la page d'accueil avec le menu GAME déroulé.

A partir de ce menu GAME, vous pouvez charger une rom, la redémarrer, sauvegarder le jeu ou charger une partie existante.




Avec la menu tout à gauche de ZSNES, vous pouvez lancer vos derniers jeux rapidement grâce à la liste "historique".


Voici le menu de configuration de l'émulateur, les options sont nombreuses, je vais en lister quelques-unes mais ce n'est évidemment pas exhaustif.

Via ce menu, vous pouvez donc paramétrer une ou plusieurs manettes (ou clavier), configurer les options graphiques (notamment la résolution ainsi que quelques filtres plutôt agréables, etc.), configurer les options de son (activer ou non la stéréo, déterminer l'échantillonnage du rendu son, activer le surround, appliquer quelques filtres, etc.), configurer les dossiers par défaut (dossiers contenant les sauvegardes, les screenshots, etc.) et également configurer la gestion des sauvegardes de vos parties (démarrer le jeu directement avec la dernière sauvegarde par exemple).

Ce menu, accessible uniquement lorsqu'un jeu est lancé, permet de rentrer des cheatcodes pour le jeu en question. Personnellement, je n'aime pas trop ce genre de choses, je ne l'ai donc jamais testé.


Comme je vous l'ai dit en introduction, un gros avantage de ZSNES est qu'il est possible de jouer au même jeu à distance. Pour cela, il faut utiliser ce menu. Ainsi vous pourrez, soit rejoindre une partie, soit créer un serveur.




Ce menu permet la configuration de l'émulateur en lui-même (et non plus de la rom). Via ce menu, il est donc possible (entre autres) de configurer les raccourcis clavier de ZSNES (capturer une image, accelérer ou diminuer la vitesse d'émulation, sauvegarder ou charger sa partie, basculer en plein écran, etc.), de changer les couleurs de ZSNES, de faire tomber de la neige en fond (comment ça inutile?), et un autre outil très intéressant, l'éditeur de combos (très pratique pour un jeu de combat, comme l'excellent Killer Instinct par exemple).

Pour finir, un petit screenshot de mon EeePC :)

IV. Mes jeux préférés

Je me suis longtemps posé la question de savoir si j'allais mettre à disposition un pack de roms snes comme je l'avais fait pour Fceu. Ne souhaitant pas créer de polémique, je ne vais donc pas le faire, je vais seulement vous indiquer mes jeux préférés, vous pourrez aller les télécharger où vous voulez.

Voici donc mes jeux préférés :

  • Super Mario World
  • Super Mario World 2 - Yoshi's Island
  • Super Mario All Stars
  • Lost Vikings (I et II)
  • Killer Instinct
  • Aladdin
  • Lemmings
  • Zelda, a link to the past
  • Super Mario Kart
  • Super Bomberman (avec une préférence pour le 2)
  • Super Metroid
  • Super Castlevania IV
  • The adventures of Batman & Robin


V. Problème courant

Un petit problème qui peut vous arriver avec ZSNES est que vous arrivez bien à installer et à lancer le jeu mais vous n'avez pas de son (ça m'est arrivé). Pour cela, il suffit de forcer l'utilisation de SDL à ZSNES.

Pour ce faire, rendez-vous dans le fichier de configuration de ZSNES (/home/login/.zsnes/zsnesl.cfg) et de remplacer cette ligne :

libAoDriver="auto"

par

libAoDriver="sdl".

Cela corrige le problème 9 fois sur 10 ;)

Voila, j'en ai fini pour la présentation de ce superbe émulateur, à bientôt pour une autre console :)

dimanche, janvier 4 2009

Gravatar de RespawnerLes nouveautés gSplit de la semaine via Respawner

Pas de screencast cette fois. Aujourd'hui on va se contenter d'un billet simple. gSplit avance toujours grâce à vos idées et j'en ai reçu un bon paquet cette semaine je n'ai donc pas eu le temps de tout faire naturellement. Je me suis focalisé avant sur ce que je voulais coder avant tout. Il y a donc eu des correctifs divers de faits avec quelques réécritures de code. Il faut noter tout de même deux nouveautés peut-être même trois après tout.

On note notamment une boîte de dialogue de progression plus complète avec la possibilité de mettre en pause mais aussi de reprendre le découpage ou l'assemblage des fichiers. Cette même boîte de dialogue est aussi utilisé lors du calcul d'une signature MD5 afin de montrer que le programme tourne correctement (barre de progression faisant des allers-retours).


Boîte de dialogue de progression


Boîte de dialogue de progression (en pause)

Le fenêtre de préférences a accueilli de nouveaux composants qui auparavant étaient directement situés dans l'interface. Elle accueille donc en plus un champ pour modifier la taille du suffixe, un case à cocher pour sauvegarder la signature MD5 du fichier ainsi qu'une autre pour demander la suppression automatique des parties après assemblage.

Boîte de dialogue des préférences

Enfin dernière nouveauté, en cas d'erreur ou d'exception non-supportés par le programme à la base, une boîte de dialogue apparaît afin de vous permettre de faire un rapport de bug pour que ce dernier soit corrigé le plus vite possible. Il vous suffira alors de cliquer sur le bouton prévu puis à compléter le formulaire en donnant les informations contenant dans la vue de texte.

Boîte de dialogue de debug

Au niveau des changements un peu plus mineurs, seul les suffixes numériques peuvent être utilisés, le modèle du nom des fichiers se voient automatiquement ajouté le suffixe .part après le nom de base du fichier à découper. Ce qui va venir (espérons) prochainement sont la détection automatique de tous les fichiers de parties, l'autorisation de la suppression des parties seulement si les signatures MD5 correspondent parfaitement (ce qui implique une vérification automatique après assemblage), la possibilité de trier manuellement les parties pour choisir l'ordre d'assemblage, l'ajout du support du drag & drop (il faut attendre une prochaine version de java-gnome).

Je remercie eclipse qui m'a proposé des paquets fonctionnels pour Ubuntu et Debian ainsi que pour ses remarques plutôt pertinentes afin d'assurer un avenir meilleur à gSplit en tant que paquet. Je mettrai en ligne ses paquets un de ces jours (si j'y pense ^^). Notez aussi que le PPA se met progressivement en place. Je viens (il y a quelques minutes) de "packager" la dernière version de java-gnome dont gSplit va donc dépendre (pour le moment seulement pour Intrepid). Vous pouvez si vous le souhaitez ajouter dans votre sources.list les deux lignes suivantes (attention ! c'est un dépôt non-officiel il y a donc un risque possible pour votre système en l'utilisant).
    deb http://ppa.launchpad.net/respawneral/ubuntu intrepid main
    deb-src http://ppa.launchpad.net/respawneral/ubuntu intrepid main


Au passage, si vous avez des idées de créations d'une icône et si vous vous sentez de le faire n'hésitez pas à me la proposer.
samedi, janvier 3 2009

Gravatar de framasoftMaximum respect for the Ubuntu french team via Framasoft

Voici une petite interview de Christophe Sauthier, président de la french LoCo team à savoir l’association Ubuntu-fr, réalisée début décembre à Mountain View (oui, oui, chez Google) lors du récent Ubuntu Developer Summit, UDS chez les initiés.

Il a beaucoup impressionné l’assemblée, c’est-à-dire ses petits camarades ubunteros venus du monde entier pour l’occasion, avec ses 4000 visiteurs de la récente Ubuntu Party de Paris à la Villette (d’ailleurs il est désormais surnommé 4K, c’est vous dire). Il évoque également tous les avantages de devenir Masters of the Universe (MOTU) chez Ubuntu et son souci de faciliter la tâche et l’accueil des nouveaux contributeurs.

PS : C’est en anglais mais comme c’est un français qui parle anglais on comprend encore mieux que d’habitude ;-)

La vidéo au format OGG à télécharger (50 Mo)

Si jamais il vous venait l’envie d’en savoir plus sur Christophe Sauthier et son rôle au sein d’Ubuntu, vous trouverez ci-dessous un entretien paru dans la lettre hebdomadaire Ubuntu n°121 (7 au 13 décembre 2008) sous licence GNU FDL.

Entretien avec huats, leader de l’équipe d’Ubuntu-fr

Qui es-tu ? Où habites-tu ? Que fais-tu dans la vie ?

Je m’appelle Christophe Sauthier et mon pseudo IRC est huats. J’ai 31 ans, j’habite à Toulouse et je vis en couple. Je travaille pour une société de service (makina corpus) qui travaille exclusivement dans le monde de l’open-source. Je suis impliqué dans tout ce qui est formation, assistance, migration à Ubuntu, ainsi que sur certains dévelopements en PHP (Drupal) ou Python (Plone). Je suis impliqué directement dans Ubuntu en tant que président de la LoCo française. Mon autre rôle dans la communauté est de coordonner les tutorats des MOTU, dont le but est d’aider les nouveaux venus dans le monde du développement pour Ubuntu. J’essaye aussi d’être actif au niveau développement en aidant au packaging de quelques applications, essentiellement autour de l’environnement GNOME.

Comment es-tu entré dans le monde de Linux et d’Ubuntu ?

Il y a très très longtemps (quelque chose comme 1996), j’avais demandé son avis à quelqu’un au sujet d’un script Perl sur lequel je bossais (un CGI pour site web en l’occurence) et il m’avait dit : « Si tu veux coder un peu en Perl, fais-le sous Linux. Tu peux faire comme ça pour l’installer… » Ça a été mon premier contact avec Linux. À cette époque, j’utilisais surtout Suse et Debian. Et puis un beau jour, je tombe sur quelque chose basé sur Debian, mais qui n’avait pas encore de nom. C’est devenu Ubuntu. C’était en 2004, et depuis ce jour, Ubuntu est l’unique distribution que j’utilise.

Comment as-tu démarré avec la communauté française ?

Je faisais depuis un moment quelques traductions pour des logiciels (essentiellement dans GNOME) et je suis tombé un jour sur un billet du wiki de la LoCo française qui mentionnait des projets sur le point d’être lancés. L’un d’eux était l’organisation d’entretiens (puis leur traduction) avec quelques membres clés de la communauté. Ce projet a évolué plus tard en diverses choses comme BehindUbuntu.

Qu’est-ce qui t’a amené à prendre la tête de la LoCo française ?

Après cette première expérience dans la communauté française, j’ai décidé de rester dans les parages, fréquentant différents chats IRC francophones, ou passant de temps en temps sur les forums. C’est là que j’ai vu la campagne pour vendre des t-shirts pour la LoCo. Ma première pensée a été « j’en veux un ! », et ma deuxième « je suis sûr que je peux les aider à organiser ça »… après avoir commandé le mien, j’ai pris contact avec le gars qui s’occupait de ce projet, et il y avait tellement de boulot que mon coup de main a été le bienvenu… Il s’est trouvé que Yann (le gars que j’avais contacté) était le président de la communauté française, et après pas mal de discussions, il m’a dit qu’un coup de main serait bien utile aussi pour le développement du site web. Il m’a demandé de montrer que je pouvais aider en codant un module pour PunBB (le forum que nous utilisons). J’ai pris en charge de plus en plus de choses dans la LoCo, et quand le président a décidé de passer la main, on m’a demandé si je me sentais de relever le défi : monter une nouvelle équipe, avec une nouvelle organisation. C’est ainsi que je suis devenu le président d’Ubuntu-fr, et que j’ai essayé de changer l’organisation en me basant sur le concept de «travail d’équipe».

Quels sont les défis dans la gestion d’une grande LoCo? Comment votre LoCo fait-elle pour communiquer et couvrir un si grand territoire ?

Il y a de nombreux défis, mais c’est aussi un boulot passionnant. Le premier défi est, bien sûr, d’en faire le maximum tous les jours. Il y a beaucoup de sollicitations et nous ne pouvons satisfaire tout le monde, même si nous essayons. A la fin, certains peuvent croire que nous ne sommes concentrés que sur un domaine et que nous nous fichons des autres. En fait, nous manquons tout simplement de main-d’oeuvre et de temps, et pour le montrer, nous communiquons de plus en plus au travers d’un blog pour les rapports. Ce blog fait partie du Planet francophone et donc tout le monde peut y accéder. Mais nous ne voulons pas seulement nous limiter au blog, nous essayons d’être aussi transparents que possible sur les décisions prises. Environ une fois par mois, nous tenons une réunion publique sur IRC. Nous essayons de nous occuper de chaque aspect de notre communauté : nous parlons des actions passées (depuis la dernière réunion), des actions en cours, et de celles à court et moyen terme. Nous consacrons aussi du temps à répondre aux questions et tout le monde peut proposer un nouveau sujet de discussion. Je pense que cette transparence intéresse les gens, ainsi à la dernière réunion, environ 60 personnes étaient présentes.

Comment la LoCo française est-elle organisée? Est-elle centralisée ou décentralisée ?

C’est un mélange. Il y a bien sûr un groupe de personnes qui forme le noyau de la LoCo, mais avec la nouvelle organisation de l’équipe, ce groupe s’est quelque peu agrandi. Le but est que chaque personne ait une vue d’ensemble de tout ce qui se passe dans la LoCo, ou du moins qu’elle en sache autant que possible. De cette manière, si quelqu’un se désiste, il est plus facile de le remplacer. Autour du noyau, il y a un plus grand cercle d’individus qui sont plus particulièrement investis dans un ou deux domaines. Ce deuxième groupe peut être considéré comme plusieurs équipes vouées à un domaine en particulier. Donc, pour résumer : un noyau de moins de 10 personnes, qui mène des activités de groupe indépendantes les unes des autres. Chaque équipe a une grande liberté d’action, même si nous aimons être tenu au courant des décisions importantes.

Parfois, les communautés connaissent des périodes creuses, pendant lesquelles la motivation ou la participation peuvent retomber. Comment fait la communauté française pour remédier à cela ?

Je pense que nous avons également eu un tel épisode, mais son effet a été amoindri par les changements d’organisation que j’ai mentionné plus tôt. C’était perceptible lorsque les principaux protagonistes de la communauté ont ralenti un peu, mais il n’y a pas eu de gros ralentissement de nos activités. C’est le signe distinctif des communautés les plus importantes, qui peuvent s’autogérer sans dommage majeur… Tant que cela ne dure pas trop longtemps bien sûr… Depuis, la communauté est revenue sur les rails, et elle très active. Les séances que nous avons eu dans tout le pays pour Intrepid, ainsi que l’évènement de Paris avec plus de 4000 visiteurs dans le week-end en sont de bons exemples. Puisque nous ne voulons plus ralentir, nous avons lancé quelques petits projets qui devraient nous aider à aborder des sujets qui nous intéressent. Cela devrait nous aider à maintenir la croissance de notre communauté. Il y a quelques projets qui m’ont donné envie de m’investir dans la communauté, donc vous pouvez imaginer que j’y suis très attaché. Nous avons le sentiment que, de cette façon, nous pourrons compenser une décroissance, ou un ralentissement de la participation en ajoutant de nouveaux centres d’intérêts dans lesquels s’impliquer.

Quels sont les projets de la LoCo à court et long terme ?

Je dirais continuer le travail actuel que nous avons juste initié : compléter les diverses équipes (certaines sont encore un peu floues, ou commençent seulement à prendre forme). Par exemple, il n’y avait pas vraiment d’équipe de développement web, puisque nous nous contentions de réunir les ressources au besoin. Aujourd’hui, un groupe de personnes très talentueuses travaille sur divers aspects de l’utilisation à long terme, pas seulement à la demande. C’est nécessaire si nous voulons pouvoir continuer à innover. Donc pour le court terme, cela signifie trouver une nouvelle apparence pour l’ensemble des sites ubuntu-fr (site web, documentation, forum et planet), utiliser au mieux notre nouveau site web (drupal), et donner à nos éditeurs les droits pour plusieurs équipes (celles de kubuntu ou d’edubuntu). Nous espérons être capables de faire ceci dans les prochains mois. Pour le long terme, nous voulons vraiment continuer nos efforts de diffusion d’Ubuntu en France, ce qui demande l’organisation de sessions supplémentaires dans tout le pays (en continuant sur notre lancée après tous les évènements accompagnant la sortie d’Intrepid). Nous souhaitons aussi organiser des colloques réguliers, où les gens pourront se rencontrer physiquement plutôt qu’à travers IRC. Cela permettrait d’aider les novices à ressentir une appartenance à la communauté. Cela pourrait aussi se traduire par des ateliers de débuggage, des ateliers de documentation (comme un atelier de débuggage mais pour vérifier la documentation disponible), ou même quelques ateliers de traduction. Enfin, nous essaierons de définir une réelle politique pour la participation aux évènements pour permettre aux gens de rencontrer l’équipe personnellement pour poser des questions et obtenir des réponses.

Une des idées que vous avez évoquées avec le conseil de la communauté est le jumelage. Qu’est-ce que c’est? L’avez-vous déjà mis en pratique?

Le jumelage des LoCo peut prendre plusieurs significations. Celle qui me tient à coeur est l’aide qu’une communauté importante, comme la communauté française, peut apporter aux plus modestes. Cette aide pourrait être de l’expérience, ou l’organisation de campagnes à grande échelle, ou même des dons pour les aider à lancer leurs évènements. C’est quelques chose à laquelle notre équipe a du faire face à ses débuts, et sans l’implication financière de quelques membres, nous n’aurions jamais pu faire autant de choses. Comme la communauté française est plus puissante maintenant, cela pourrait être une bonne chose d’aider les autres équipes à se lancer. En fait, c’est plutôt proche des concepts clés qui menèrent à la création de Ubuntu-eu il y a quelques années. Ubuntu-eu est un effort commun pour partager l’hébergement de leur site web. Depuis, plusieurs communautés ont trouvé un hébergement à cet endroit, ce qui est clairement une aide fort utile pour les équipes les plus récentes. Pour revenir au processus de jumelage, nous avons commencé à travailler un peu sur le sujet, avec la communauté tunisienne, mais nous n’avons pas avancé beaucoup dans le processus par manque de temps. Je suis sûr que nous travaillerons bientôt à nouveau là-dessus.

L’équipe française Ubuntu a organisé une Ubuntu Party à laquelle ont participé 4000 personnes. Pouvez-vous la décrire ? Comment l’avez-vous préparé ? Combien de temps cela a-t-il pris?

Cet évènement, qui a eu lieu à Paris, était un mélange de tous les différents types d’atelier qu’on peut avoir : installation, nouvelle version, conférence… C’est pourquoi on peut simplement l’appeler un “atelier Ubuntu”. On prépare cet évènement tous les 6 mois, pendant le week-end, un mois à peu près après la sortie d’une nouvelle version. Pendant l’atelier, les gens viennent pour avoir une installation d’Intrepid ou parce qu’ils ont des problèmes avec leur installation. On a aussi présenté plus de 14h de conférences, et un atelier débuggage…une station de radio a même émis depuis l’Ubuntu Party pendant tout le week-end. L’équipe préparait cet évènement depuis la fin du précédent (c’est-à-dire début juin), donc on a assisté au résultat de 6 mois de travail par l’équipe toute entière. Certains travaillaient sur la communication (les médias et le public visé), d’autres sur les besoins matériels de l’évènement, et d’autres sur les conférences. Maintenant, on fait l’analyse de cet évènement, ce qui nous aidera à préparer le suivant en mai 2009.

Que fais-tu dans ton temps libre ?

À part mes activités LoCo, je fais aussi du développement pour Ubuntu. Même si je sais que cela est lié a notre communauté, je considére cela clairement comme une activité à part. Cependant, je fais aussi pas mal de sport : du basketball et de la randonnée dans les Pyrénées (les montagnes près de chez moi). À part cela, j’aime cuisiner pour mes amis. D’ailleurs, je pense qu’il y a clairement un point commun entre cuisiner pour les autres et participer à des activités liées aux logiciels libres…

vendredi, janvier 2 2009

Gravatar de FrenchbigdogInstaller et jouer à Numpty Physics sur Ubuntu via Frenchbigdog

numpty_physics

Numpty Physics est un logiciel libre inspiré du jeu Crayon Physics disponible sur Windows.

Le principe: face à un décor composé d’obstacles simples, vous devrez faire preuve d’imagination pour dessiner la solution qui permettra à la petite balle d’atteindre l’étoile jaune. Un principe toujours simple mais très efficace.

Voici comment l’installer sur Ubuntu.

Avertissement: l’installation de ce jeu nécessite l’activation d’un dépôt tiers et d’un paquet non supporté officiellement par Ubuntu. De plus, les manipulations à effectuer décrites ci-après nécessitent des droits super-utilisateur (root) dont le mauvais usage peut engendrer des effets néfastes pour votre système.

On ne peut pas mieux faire, un package a été créé pour Ubuntu. L’installation se fait en un clic.

Tout d’abord, il va falloir rajouter à votre fihier  /etc/apt/sources.list un nouveau dépôt. Ouvrons Gedit et ajoutons le dépôt qui nous intéresse suivant notre distribution.

$ sudo gedit /etc/apt/sources.list

Le dépôt pour Ubuntu Hardy

deb http://ppa.launchpad.net/sonofjon/ubuntu hardy main
deb-src http://ppa.launchpad.net/sonofjon/ubuntu hardy main

Le dépôt pour Ubuntu Intrepid Ibex

deb http://ppa.launchpad.net/phobie/ubuntu intrepid main

Une fois les dépôts rafraîchis par le gestionnaire de paquets, il ne reste plus qu’à installer le logiciel.

$ sudo aptitude update
$ sudo aptitude install numptyphysics

Numpty Physics est dorénavant disponible dans la catégorie Jeux de vos applications !

Si vous avez terminé les 11 niveaux fournis avec le jeu, pouquoi ne pas en télécharger des nouveaux et continuer de vous amuser ?

Les niveaux, sous forme de fichiers .nph, sont à placer dans le dossier /usr/share/numptyphysics.


Ce billet intitulé Installer et jouer à Numpty Physics sur Ubuntu a été rédigé par Julien Candelier et publié sur le blog nolifeclub sous licence Creative Commons BY-NC-SA. | Explorer les autres articles de la catégorie Linux | Lien Permanent | 12 commentaires |

mercredi, décembre 31 2008

Gravatar de Kagoufull circle - issue #20 via Kagou

France Le numéro 20 en anglais est disponible. Bonne lecture :)

  • Command and Conquer - Le terminal.
  • Comment faire : Programmer en C - Partie 4, développement web - Partie 1, sauvegardez et synchronisez votre musique.
  • Mon histoire - Faire de l'argent avec du logiciel libre ou en opensource.
  • Critique de livre - Ubuntu Kung Fu
  • Mon opinion - L'Italie parle du libre et opensource.
  • Interview d'un MOTU - Andrea Colangelo.
  • Top 5 - Solutions de sauvegarde.

Grande Bretagne Number 20 is available. Get it while it’s hot!

  • Command and Conquer - The Daunting Terminal.
  • How-To : Program in C - Part 4, Web Development - Part 1, Backup & Sync Your Music.
  • My Story - Making Money With FOSS
  • Book Review - Ubuntu Kung Fu
  • My Opinion - Italy Speaks OSS
  • MOTU Interview - Andrea Colangelo
  • Top 5 - Backup Solutions

Gravatar de GuyKPADJIKEnfin un équivalent d’Amarok sur Gnome ! via Renaud Littolff

Après avoir remplacé Katapult par Gnome-DoKopete par Pidgin et Klipper par Parcellite depuis mon passage à Gnome, il me restait à trouver des remplaçants GTK à Amarok, Krename et Yakuake.

J'ai enfin trouver mon bonheur audio avec Exaile grâce à Frédéric Remy qui me l'a conseillé dans mon précédent billet.

Présentation

ExaileExaile est un lecteur audio qui s'inspire d'Amarok dans sa façon de gérer la musique (contrairement à des lecteurs de type xmms, par exemple) à commencer par la gestion de la collection. Tout comme Amarok, on peut définir un ou plusieurs répertoires qu'Exaile ira scanner à interval régulier (paramétrable dans les préférences) pour mettre à jour automatiquement la collection. Durant ce scan, les images des pochettes seront bien évidemment importées en fonction des noms de fichier que vous pouvez paramétrer dans les préférences. Pour les albums sans pochettes, une recherche automatique (et un peu longue) sur amazon sera fait. Vous pouvez également choisir de ne pas faire cette récupération automatique sur amazon ou bien changer la langue du site amazon où seront faites les recherches, tout ca encore une fois dans les préférences.

Exaile propose la gestion de plusieurs liste de lecture simultanée, chacune dans un onglet.

Les listes de lectures dynamiques sont égalements supportées. Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est et bien cela permet d'avoir une liste de lecture (aléatoire) qui se remplit en fonction de ce que vous avez déjà écouter grâce à la récupération des artistes similaires sur last.fm (ce qui implique donc d'avoir préalablement saisi ses paramètres de connexions dans les préférences d'Exaile). En d'autres terme, si vous commencez une liste de lecture avec un seul titre, disons "Justice - Planisphère", le logiciel va interroger last.fm pour récupérer les artistes similaires à ce titre et piocher dans votre collection, ce qui me rajoute automatiquement, par exemple:

  • Cut Copy - Lights And Music [Boys Noize Remix]
  • Hot Chip - Ready For The Floor [Soulwax Remix]
  • The Bloody Beetroots - Butter
  • Digitalism - Echoes [Siriusmo Remix]
  • Chromeo - Bonafied Lovin' [Yuksek Remix]

On peut également éditer les tags ID3, avoir des infos depuis Wikipedia sur l'artiste d'un titre et même récupérer les paroles d'une chanson.

Il y a également une gestion des plugins qui permettent de rajouter des fonctionnalités. Parmi ces plugins, il y en a un qui permet de gérer des raccourcis globaux dan Metacity (le gestionnaire de fenêtre par défaut de Gnome). Par défaut les raccourcis clavier principaux d'Amarok fonctionne donc avec Exaile: Meta-C pour Play/Pause, Meta-B pour suivant et Meta-Z pour précédent, Meta-P pour montrer/cacher la fenêtre d'Exaile et quelques autres encore.

Le logiciel est assez jeune et souffre donc de quelques bugs. On relance et tout remarche.

Installation

Version courrante des dépôts Ubuntu (v0.2.13)

Pour installer exaile depuis les dépôts officiels :

sudo apt-get install exaile

Version courante des dépôts launchpad Exaile (v0.2.14)

Vous pouvez installer la dernière version courrante depuis le dépot launchpad. Pour cela, ajoutez le dépot suivant :

Vous allez procéder à l’installation d’un paquet non officiel. Vous devez être averti qu’il n’y a aucune garantie du bon fonctionnement de ce logiciel. Vous l’installez donc en toute connaissance de cause.

deb http://ppa.launchpad.net/exaile-devel/ubuntu intrepid main

Puis rafraichissez la liste des paquets et installez exaile :

sudo apt-get update
sudo apt-get install exaile

Version de développement des dépôts launchpad Exaile (v0.3.0a)

Enfin vous pouvez installer la version de développement (pas forcement très stable, mais à priori avec des nouveautés). Ajoutez le dépot suivant :

Vous allez procéder à l’installation d’un paquet non officiel. Vous devez être averti qu’il n’y a aucune garantie du bon fonctionnement de ce logiciel. Vous l’installez donc en toute connaissance de cause.

deb http://ppa.launchpad.net/exaile-bzr/ubuntu intrepid main

Puis rafraichissez la liste des paquets et installez exaile-bzr (supprimez le paquet exaile si vous l'avez déjà installé) :

sudo apt-get update
sudo apt-get remove --purge exaile
sudo apt-get install exaile-bzr